pour gagner 1160 $, soit un peu moins de 870 €, un artiste américain doit :
Vendre 143 albums s'il les a pressés lui-même.
Ou bien en vendre entre 1161 et 3871 s'il est en deal avec une maison de disque.
Ou bien vendre 12 399 titres sur iTunes ou Amazon.
Ou encore faire l'objet de 4 549 020 écoutes sur Spotify.
Conclusion? La musique, il vaut mieux la faire qu'en vivre.
source audiofanzine
REMIX POPULO REPUBLICAIN
"Chacun de mes contacts avec la politique m'a donné l'impression d'avoir bu dans un crachoir." Ernest Hemingway
lundi 26 avril 2010
lundi 20 juillet 2009
samedi 20 juin 2009
Bienvenue Philippe !
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FAB

UN EMAIL DANS MA BOITE...
Bienvenue Philippe !
Chers Auditeurs Modestes et Géniaux,
« Comment cela est-il possible !? Dites nous qu’il s’agit d’un cauchemar ! Si c’est une blague, elle n’est pas drôle… » Depuis des semaines, vous avez été nombreux à nous poser de questions sur l’arrivée de Philippe Val à la direction de France Inter. Soyez sans inquiétude, Philippe est un vieil ami de Là-bas si j’y suis et c’est dans la joie que toute l’équipe accueille celui que l’historien Alexandre Adler compare à Emile Zola. Et pourquoi pas à Voltaire, Spinoza, Albert Londres ou Albert Einstein ? Car Philippe c’est tout ça à la fois ; une conscience, un visionnaire, et un penseur engagé face aux grands défis de notre temps.
Et ceci à la différence de ses anciens camarades qui persistent à végéter dans un gauchisme moisi, souvent entaché d’antisémitisme et d’islamo fascisme.
En dénonçant avec courage des figures nauséabondes comme celle du dessinateur Siné ou du journaliste Denis Robert, du dessinateur Lefred-Thouron ou du négationniste américain Noam Chomsky, Val a montré qu’il avait pleinement réussi à évoluer avec pragmatisme du côté du manche sans rien perdre de cette impertinence libertaire qui est la marque de fabrique de cet homme de gauche.
Mais Philippe est aussi un chef d’entreprise avisé. C’est d’une main ferme qu’il a conduit son journal Charlie Hebdo, là où il se trouve aujourd’hui.
Et certains pensent bien qu’il pourrait faire la même chose avec France inter.
Aujourd’hui, familier des plateaux de télévision, penseur reconnu de l’élite médiatique, il tutoie nos plus brillantes personnalités, de BHL à Carla Bruni. Il a d’ailleurs élégamment révélé que c’est par l’intermédiaire de cette dernière qu’il a pu suggérer au président de la république, Nicolas Sarkozy de faire appel à son vieux copain Jean-luc Hees pour présider Radio France. Et c’est donc ainsi, par un loyal retour d’ascenseur, que notre habile Philippe, se trouve aujourd’hui à la tête de la prestigieuse radio française.
L’ensemble des collaborateurs de France inter cherche les mots pour remercier le Président Sarkozy de leur avoir choisi un tel chef. C’est plein d’entrain et de confiance qu’ils s’apprêtent à lui faire la fête, les regards pétillent, les sourires sont partout.
Son petit bouquet de fleurs à la main, l’équipe de Là-bas ne sait plus comment dissimuler sa joie.
Là-bas, le 17 juin 2009
on va bien rigoler (bientot dans nos journaux)
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FAB
Comment mesurer l'independance d'un media public?
L'info suivante a la une de tous les flashs de france inter toute la journee n'apparait meme pas dans les titres du journal de 20 h de pujadas ou elle sera quand meme traitée vers 20h 15....L'enquête sur un attentat qui avait tué 11 ingénieurs français en 2002 à Karachi s'oriente vers la piste d'un contentieux franco-pakistanais doublé de commissions occultes reversées à des hommes politiques à Paris, une hypothèse qualifiée de "fable" vendredi par Nicolas Sarkozy.

Les victimes françaises de cet attentat commis le 8 mai 2002 par un kamikaze dans la capitale économique du Pakistan étaient des salariés des arsenaux d'Etat français DCN. Trois Pakistanais avaient également été tués.
L'avocat des familles de sept des 11 ingénieurs a affirmé, après une rencontre jeudi avec les juges antiterroristes français, que l'enquête avait été relancée sur la piste d'un contentieux franco-pakistanais lié à la vente en 1994 de sous-marins.
Celle-ci aurait donné lieu au versement de commissions au Pakistan, mais aussi à des rétro-commissions en France ayant pu financer la campagne présidentielle en 1995 de l'ex-Premier ministre français Edouard Balladur.
"C'est ridicule (...) c'est grotesque (...), qui peut croire une fable pareille ?", a répondu le président français vendredi à la presse à l'issue du Sommet européen à Bruxelles. "Si vous avez des éléments, donnez-les à la justice!" a-t-il lancé, agacé.

"Ces commissions ont été arrêtées à l'arrivée de Jacques Chirac à la présidence de la République en 1995", a affirmé Me Morice.
Selon l'avocat, la piste islamiste, longtemps privilégiée "est totalement abandonnée" par la justice française, les enquêteurs disposant de nouveaux éléments pour accréditer la thèse du contentieux franco-pakistanais.
L'avocat des familles de victimes pourrait demander dans les prochaines semaines les auditions de M. Balladur et Jacques Chirac.
Edouard Balladur a reconnu jeudi avoir "entendu parler de cette histoire depuis des années" mais souligné que tout s'était déroulé de manière "parfaitement régulière".
Cette piste avait brusquement surgi en 2008 dans le cadre d'une enquête sur des faits présumés de corruption et de ventes d'armes.
Des policiers avaient mis la main sur des documents portant sur des sociétés par lesquelles avaient transité des commissions.
Un de ces documents faisait état en septembre 2002 d'une "instrumentalisation" de militants islamistes par des membres des services secrets pakistanais et de l'armée "pour obtenir "le versement de commissions non honorées".
Le versement de commissions, interdit par une convention de l'OCDE de 2000, était encore légal en 1994. D'éventuelles rétro-commissions dont auraient pu bénéficier à cette époque des décideurs français sont en revanche réprimées par la loi.
L'éventuel financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 par des commissions sur des contrats d'armements de la DCN était apparu dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des sociétés d'intelligence économique.
Les policiers avaient alors trouvé une note mentionnant l'aval du directeur de cabinet de M. Balladur, Nicolas Bazire, et celui du ministre du Budget d'alors, Nicolas Sarkozy, pour la création d'une des sociétés par lesquelles transitaient des commissions.sources =http://actu.orange.fr/articles/a-la-une/Attentat-Karachi-en-2002-la-piste-de-l-affaire-d-Etat-niee-par-Sarkozy.html
L'info suivante a la une de tous les flashs de france inter toute la journee n'apparait meme pas dans les titres du journal de 20 h de pujadas ou elle sera quand meme traitée vers 20h 15....L'enquête sur un attentat qui avait tué 11 ingénieurs français en 2002 à Karachi s'oriente vers la piste d'un contentieux franco-pakistanais doublé de commissions occultes reversées à des hommes politiques à Paris, une hypothèse qualifiée de "fable" vendredi par Nicolas Sarkozy.

Les victimes françaises de cet attentat commis le 8 mai 2002 par un kamikaze dans la capitale économique du Pakistan étaient des salariés des arsenaux d'Etat français DCN. Trois Pakistanais avaient également été tués.
L'avocat des familles de sept des 11 ingénieurs a affirmé, après une rencontre jeudi avec les juges antiterroristes français, que l'enquête avait été relancée sur la piste d'un contentieux franco-pakistanais lié à la vente en 1994 de sous-marins.
Celle-ci aurait donné lieu au versement de commissions au Pakistan, mais aussi à des rétro-commissions en France ayant pu financer la campagne présidentielle en 1995 de l'ex-Premier ministre français Edouard Balladur.
"C'est ridicule (...) c'est grotesque (...), qui peut croire une fable pareille ?", a répondu le président français vendredi à la presse à l'issue du Sommet européen à Bruxelles. "Si vous avez des éléments, donnez-les à la justice!" a-t-il lancé, agacé.

"Ces commissions ont été arrêtées à l'arrivée de Jacques Chirac à la présidence de la République en 1995", a affirmé Me Morice.
Selon l'avocat, la piste islamiste, longtemps privilégiée "est totalement abandonnée" par la justice française, les enquêteurs disposant de nouveaux éléments pour accréditer la thèse du contentieux franco-pakistanais.
L'avocat des familles de victimes pourrait demander dans les prochaines semaines les auditions de M. Balladur et Jacques Chirac.
Edouard Balladur a reconnu jeudi avoir "entendu parler de cette histoire depuis des années" mais souligné que tout s'était déroulé de manière "parfaitement régulière".
Cette piste avait brusquement surgi en 2008 dans le cadre d'une enquête sur des faits présumés de corruption et de ventes d'armes.
Des policiers avaient mis la main sur des documents portant sur des sociétés par lesquelles avaient transité des commissions.
Un de ces documents faisait état en septembre 2002 d'une "instrumentalisation" de militants islamistes par des membres des services secrets pakistanais et de l'armée "pour obtenir "le versement de commissions non honorées".
Le versement de commissions, interdit par une convention de l'OCDE de 2000, était encore légal en 1994. D'éventuelles rétro-commissions dont auraient pu bénéficier à cette époque des décideurs français sont en revanche réprimées par la loi.
L'éventuel financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 par des commissions sur des contrats d'armements de la DCN était apparu dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des sociétés d'intelligence économique.
Les policiers avaient alors trouvé une note mentionnant l'aval du directeur de cabinet de M. Balladur, Nicolas Bazire, et celui du ministre du Budget d'alors, Nicolas Sarkozy, pour la création d'une des sociétés par lesquelles transitaient des commissions.sources =http://actu.orange.fr/articles/a-la-une/Attentat-Karachi-en-2002-la-piste-de-l-affaire-d-Etat-niee-par-Sarkozy.html
lundi 8 juin 2009
ON S'EN FOUT!!!
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FAB
La liste "anti-sioniste" controversée de l'humoriste Dieudonné a obtenu dimanche 7 juin un score de 1,30% en Ile-de-France, seule circonscription où elle se présentait pour les élections européennes.
En Seine Saint-Denis, la liste a réalisé son meilleur résultat avec 2,83%. Suivent le Val d'Oise avec 1,60%, le Val de Marne (1,47%) les Hauts-de-Seine (1,37%), l'Essonne (1,03%), la Seine-et-Marne (0,97%), les Yvelines (0,88%). Dans Paris intramuros, son score atteint 1,02 %.
En Seine Saint-Denis, la liste a réalisé son meilleur résultat avec 2,83%. Suivent le Val d'Oise avec 1,60%, le Val de Marne (1,47%) les Hauts-de-Seine (1,37%), l'Essonne (1,03%), la Seine-et-Marne (0,97%), les Yvelines (0,88%). Dans Paris intramuros, son score atteint 1,02 %.
RESULTATS quels candidats sont elus et dans quelles circonscriptions
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ils sont elus!
Ile-de-France (13 sièges): le PS se prend une claque, Hamon pas réélu
Benoît Hamon symbolise à lui-seul la déroute du PS. En 3e position sur la liste, il n'est pas réélu. Car le PS, emmené par Harlem Désir, ne réalise qu'un score de 13,57% (2 sièges) contre 25,02% en 2004 (cinq sièges). Hamon, porte-parole du parti veut «travailler avec le reste de la gauche» et remet son avenir «à plus tard». La liste UMP menée par les ministres Michel Barnier et Rachida Dati obtient 29,59%, contre 17,79% en 2004 (5 sièges contre 2). Europe Ecologie, avec Daniel Cohn-Bendit à sa tête s'impose comme la 2e force de la circonscription, à 20,59% (4 sièges, dont Eva Joly). Le MoDem (8,53%) n'aura qu'un élu. Tout comme la liste Front de gauche (6,32%), avec le directeur de l'Humanité Patrick Le Hyaric. Rien pour le Front national, qui n'obtient que 4,40%, soit deux fois moins qu'en 2004.
Sud-Est (13 sièges): la bérézina du PS
L'abstention a dépassé 60%. L'UMP arrive en tête avec 29,34% des voix et obtient 5 sièges (contre 3 en 2004). Europe Ecologie termine en 2e position (18,34% des suffrages et 3 sièges). Conduit par Vincent Peillon, le PS ne réalise que 14,49% (deux sièges). Soit quasi moitié moins qu'il y a cinq ans, sous la houlette de Michel Rocard. Avec 8,46%, le Front national recule et n'aura qu'un seul élu: Jean-Marie Le Pen. Le MoDem (7,37%) et le Front de gauche (5,90%) auront également un député chacun. Le NPA d'Olivier Besancenot et Libertas, de Philippe de Villiers, repartent bredouille.
Grand-Est (9 sièges): le MoDem à peine mieux que le Front national
Avec une abstention à 56,74%, c'est l'UMP de Joseph Daul qui arrive largement en tête (29,30% des voix et 4 sièges). Le PS de Catherine Trautmann se hisse difficilement en 2e position (16,89%, 2 sièges), devant Europe écologie (14,52%, 2 sièges). Le MoDem a fait à peine mieux que le Front national (9,43% contre 7,66%, un siège chacun). Jean-François Kahn, tête de liste pour le MoDem, va céder son siège à la n°2 dans l'Est, Nathalie Griesbeck.
Sud-Ouest (10 sièges): percée de l'UMP, Mélenchon élu
La liste UMP de Dominique Baudis a réuni 26,89% des voix (4 sièges, soit deux de plus qu'en 2005). Celle menée par le PS Kader Arif s'effondre, à 17,71% (deux sièges) et celle d'Europe Ecologie de José Bové obtient 15,82% (deux sièges également). Les deux autres sièges vont à la liste du MoDem, conduite par Robert Rochefort (8,60%) et à celle du Front de gauche qui a envoyé à Strasbourg Jean-Luc Mélenchon (8,15%).
Massif central - Centre (5 sièges): élection surprise de Brice Hortefeux
En 3e position sur la liste UMP, Brice Hortefeux devait soutenir la campagne sans grand risque d'être élu. C'était sans compter sur le score du parti présidentiel (28,56%), qui qualifie trois députés européens. Reste à savoir s'il quittera le gouvernement, comme Rachida Dati et Michel Barnier. Le PS (18,10%) et les Verts (13,33%) décroche chacun un élu, le parachuté Henri Weber pour les socialistes, et Jean-Paul Besset, ex-rédacteur en chef du Monde et ancien porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot, pour Europe Ecologie.
Ouest (9 sièges): l'UMP double son score, Philippe de Villiers garde son siège
Avec 27,15% des voix, la liste UMP menée par le jeune président du conseil général du Maine-et-Loire Christophe Béchu (34 ans) obtient trois des neuf sièges de la circonscription. Europe Ecologie, emmenée par l'ancien dirigeant de Greenpeace-France Yannick Jadot talonne le PS de Bernadette Vergnaud, une proche de Ségolène Royal (16,64% vs 17,28%, deux sièges chacun ). Le MoDem (8,48%) est devancé par Libertas, de Philippe de Villiers (10,27%), qui conserve son siège.
Nord-Ouest (10 sièges): le PS battu dans le fief de Martine Aubry, Marine Le Pen élue
Dans ce fief socialiste, le PS, emmené par Gilles Pargneaux, réalise un score de 18,09% (deux élus), loin derrière l'UMP (24,22%, quatre élus). Europe Ecologie double son précédent score (12,86%, un siège). Le FN recule légèrement à 10,18%, mais Marine Le Pen conserve son siège. Le MoDem (8,67%) et le Front de gauche (6,84%) comptent chacun un élu: respectivement l'ancienne ministre de l'Ecologie Corinne Lepage et l'ancien maire PCF de Calais, Jacky Hénin.
Outre-Mer (3 sièges): un système compliqué
L'UMP est arrivée en tête (29,7%) devant les communistes de l'Alliance des outre-mers (21,1%) devant le PS (20,4%). Chacun obtient un siège.
SOURCE 20 MINUTES

Ile-de-France (13 sièges): le PS se prend une claque, Hamon pas réélu
Benoît Hamon symbolise à lui-seul la déroute du PS. En 3e position sur la liste, il n'est pas réélu. Car le PS, emmené par Harlem Désir, ne réalise qu'un score de 13,57% (2 sièges) contre 25,02% en 2004 (cinq sièges). Hamon, porte-parole du parti veut «travailler avec le reste de la gauche» et remet son avenir «à plus tard». La liste UMP menée par les ministres Michel Barnier et Rachida Dati obtient 29,59%, contre 17,79% en 2004 (5 sièges contre 2). Europe Ecologie, avec Daniel Cohn-Bendit à sa tête s'impose comme la 2e force de la circonscription, à 20,59% (4 sièges, dont Eva Joly). Le MoDem (8,53%) n'aura qu'un élu. Tout comme la liste Front de gauche (6,32%), avec le directeur de l'Humanité Patrick Le Hyaric. Rien pour le Front national, qui n'obtient que 4,40%, soit deux fois moins qu'en 2004.
Sud-Est (13 sièges): la bérézina du PS
L'abstention a dépassé 60%. L'UMP arrive en tête avec 29,34% des voix et obtient 5 sièges (contre 3 en 2004). Europe Ecologie termine en 2e position (18,34% des suffrages et 3 sièges). Conduit par Vincent Peillon, le PS ne réalise que 14,49% (deux sièges). Soit quasi moitié moins qu'il y a cinq ans, sous la houlette de Michel Rocard. Avec 8,46%, le Front national recule et n'aura qu'un seul élu: Jean-Marie Le Pen. Le MoDem (7,37%) et le Front de gauche (5,90%) auront également un député chacun. Le NPA d'Olivier Besancenot et Libertas, de Philippe de Villiers, repartent bredouille.
Grand-Est (9 sièges): le MoDem à peine mieux que le Front national
Avec une abstention à 56,74%, c'est l'UMP de Joseph Daul qui arrive largement en tête (29,30% des voix et 4 sièges). Le PS de Catherine Trautmann se hisse difficilement en 2e position (16,89%, 2 sièges), devant Europe écologie (14,52%, 2 sièges). Le MoDem a fait à peine mieux que le Front national (9,43% contre 7,66%, un siège chacun). Jean-François Kahn, tête de liste pour le MoDem, va céder son siège à la n°2 dans l'Est, Nathalie Griesbeck.
Sud-Ouest (10 sièges): percée de l'UMP, Mélenchon élu
La liste UMP de Dominique Baudis a réuni 26,89% des voix (4 sièges, soit deux de plus qu'en 2005). Celle menée par le PS Kader Arif s'effondre, à 17,71% (deux sièges) et celle d'Europe Ecologie de José Bové obtient 15,82% (deux sièges également). Les deux autres sièges vont à la liste du MoDem, conduite par Robert Rochefort (8,60%) et à celle du Front de gauche qui a envoyé à Strasbourg Jean-Luc Mélenchon (8,15%).
Massif central - Centre (5 sièges): élection surprise de Brice Hortefeux
En 3e position sur la liste UMP, Brice Hortefeux devait soutenir la campagne sans grand risque d'être élu. C'était sans compter sur le score du parti présidentiel (28,56%), qui qualifie trois députés européens. Reste à savoir s'il quittera le gouvernement, comme Rachida Dati et Michel Barnier. Le PS (18,10%) et les Verts (13,33%) décroche chacun un élu, le parachuté Henri Weber pour les socialistes, et Jean-Paul Besset, ex-rédacteur en chef du Monde et ancien porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot, pour Europe Ecologie.
Ouest (9 sièges): l'UMP double son score, Philippe de Villiers garde son siège
Avec 27,15% des voix, la liste UMP menée par le jeune président du conseil général du Maine-et-Loire Christophe Béchu (34 ans) obtient trois des neuf sièges de la circonscription. Europe Ecologie, emmenée par l'ancien dirigeant de Greenpeace-France Yannick Jadot talonne le PS de Bernadette Vergnaud, une proche de Ségolène Royal (16,64% vs 17,28%, deux sièges chacun ). Le MoDem (8,48%) est devancé par Libertas, de Philippe de Villiers (10,27%), qui conserve son siège.
Nord-Ouest (10 sièges): le PS battu dans le fief de Martine Aubry, Marine Le Pen élue
Dans ce fief socialiste, le PS, emmené par Gilles Pargneaux, réalise un score de 18,09% (deux élus), loin derrière l'UMP (24,22%, quatre élus). Europe Ecologie double son précédent score (12,86%, un siège). Le FN recule légèrement à 10,18%, mais Marine Le Pen conserve son siège. Le MoDem (8,67%) et le Front de gauche (6,84%) comptent chacun un élu: respectivement l'ancienne ministre de l'Ecologie Corinne Lepage et l'ancien maire PCF de Calais, Jacky Hénin.
Outre-Mer (3 sièges): un système compliqué
L'UMP est arrivée en tête (29,7%) devant les communistes de l'Alliance des outre-mers (21,1%) devant le PS (20,4%). Chacun obtient un siège.
SOURCE 20 MINUTES
jeudi 4 juin 2009
sport illustrated face remix
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rafael nadal roger federer stars du tennis enseigne publicitaire de luxe
lundi 1 juin 2009
mercredi 27 mai 2009
mercredi 13 mai 2009
Philippe Val sur France Inter =un démocrate exigeant
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FAB
a l'heure ou l'on nous annonce que la direction de france inter serait attribue a philippe val je trouve interessant de relire cette chronique matinale ecrite et lu par le directeur le 14 septembre 2007 a propos de ben laden chomsky et mermet

voir aussi = http://www.acrimed.org/article2705.html
Philippe Val :Je voudrais revenir sur un événement médiatique qu’on n’a pas assez bien mesuré la semaine dernière. Tout ce qui hait la démocratie nourrit également une haine basique des médias et des moyens d’information libre. On l’a vu encore avec la récente communication de Ben Laden, toujours intéressante – c’est toujours intéressant Ben Laden – dans laquelle il rend un hommage appuyé à Noam Chomsky.
Les auditeurs d’Inter connaissent bien ce grand intellectuel américain puisque notre confrère Daniel Mermet a diffusé cinq heures d’entretien avec lui en mai dernier. Ben Laden est donc venu porter main-forte au promoteur des idées de ce sympathique intellectuel qui s’était déjà fait connaître des publics spécialisés grâce à une préface pour les écrits négationnistes de Faurisson. Chomsky fait partie de ces génies qui croient que le commun des mortels est assez stupide pour penser qu’il ne peut pas exister de Juif antisémite.
Alors même qu’il ne croit pas une seconde qu’il puisse y avoir des médias libres dans nos démocraties qu’il déteste, Chomsky n’hésite pas à déclarer sur France Inter qu’il est hostile à l’existence de l’Etat d’Israël, lequel Etat n’étant selon lui qu’une base américaine au Proche-Orient.
Plus tard, Chomsky a encore précisé sa pensée politique en niant le génocide khmer.
C’est donc un penseur très original, dont on peut de temps en temps – de temps à autres – lire les tribunes dans Le Monde diplomatique et qui vient d’avoir la caution suprême du plus indiscutable des ennemis de l’Amérique : Oussama Ben Laden lui-même.
Il faut dire que Ben Laden développe une théorie qui ne doit pas déplaire à Chomsky et à ses admirateurs. Dans sa dernière vidéo, Ben Laden prétend que nos médias ne sont que des instruments des empires colonialistes et qu’ils sont moins crédibles que les médias des pays dictatoriaux.
Et il poursuit par un hommage appuyé, donc, à Chomsky dont j’aimerais savoir ce que ça lui fait de compter désormais Ben Laden au nombre de ses admirateurs. Certes, il arrive qu’on n’ait pas les admirateurs qu’on mérite, il arrive aussi qu’on ne mérite pas ses admirateurs, mais dans le cas de Chomsky et de Ben Laden, je dirais plutôt qu’ils se sont enfin trouvés.
En octobre 2001, dans une interview à propos du 11-Septembre, Chomsky expliquait la nouveauté de cette action terroriste. Pour la première fois, disait-il, alors que l’Amérique a commis tant de crimes hors de ses frontières – comme d’ailleurs l’Europe qui ne vaut pas plus cher que l’Amérique – la violence était dirigée contre elle et sur son territoire. Pas un mot pour déplorer, mais tout un long raisonnement pour justifier. Et comme remède, pour calmer la juste indignation des terroristes d’Al-Qaïda, à la fin de l’interview, Chomsky prônait un soulèvement populaire des citoyens des démocraties américaine et européennes contre leurs régimes qui, apparemment, sont ce qu’on peut trouver de pire sur terre.
Je pense qu’il y a deux sortes de critiques du journalisme et des médias : celle qui les hait et veut leur mort, et celle qui les aime et veut qu’ils s’améliorent. Ces deux critiques n’ont rien en commun. L’une est totalitaire – et c’est celle de Ben Laden et des intellectuels auxquels il rend hommage – et l’autre est celle des démocrates exigeants : on aimerait parfois que la différence apparaisse plus clairement.
Nicolas Demorand :Merci Philippe Val, j’imagine qu’on en reparlera sur le répondeur téléphonique de l’émission de Daniel Mermet !
C’était la chronique matinale et hebdomadaire de Philippe Val, le 14 septembre 2007 sur France Inter.

Restaurant Val Inter
94, Rue Nationale
36600 VALENCAY

voir aussi = http://www.acrimed.org/article2705.html
Philippe Val :Je voudrais revenir sur un événement médiatique qu’on n’a pas assez bien mesuré la semaine dernière. Tout ce qui hait la démocratie nourrit également une haine basique des médias et des moyens d’information libre. On l’a vu encore avec la récente communication de Ben Laden, toujours intéressante – c’est toujours intéressant Ben Laden – dans laquelle il rend un hommage appuyé à Noam Chomsky.
Les auditeurs d’Inter connaissent bien ce grand intellectuel américain puisque notre confrère Daniel Mermet a diffusé cinq heures d’entretien avec lui en mai dernier. Ben Laden est donc venu porter main-forte au promoteur des idées de ce sympathique intellectuel qui s’était déjà fait connaître des publics spécialisés grâce à une préface pour les écrits négationnistes de Faurisson. Chomsky fait partie de ces génies qui croient que le commun des mortels est assez stupide pour penser qu’il ne peut pas exister de Juif antisémite.
Alors même qu’il ne croit pas une seconde qu’il puisse y avoir des médias libres dans nos démocraties qu’il déteste, Chomsky n’hésite pas à déclarer sur France Inter qu’il est hostile à l’existence de l’Etat d’Israël, lequel Etat n’étant selon lui qu’une base américaine au Proche-Orient.
Plus tard, Chomsky a encore précisé sa pensée politique en niant le génocide khmer.
C’est donc un penseur très original, dont on peut de temps en temps – de temps à autres – lire les tribunes dans Le Monde diplomatique et qui vient d’avoir la caution suprême du plus indiscutable des ennemis de l’Amérique : Oussama Ben Laden lui-même.
Il faut dire que Ben Laden développe une théorie qui ne doit pas déplaire à Chomsky et à ses admirateurs. Dans sa dernière vidéo, Ben Laden prétend que nos médias ne sont que des instruments des empires colonialistes et qu’ils sont moins crédibles que les médias des pays dictatoriaux.
Et il poursuit par un hommage appuyé, donc, à Chomsky dont j’aimerais savoir ce que ça lui fait de compter désormais Ben Laden au nombre de ses admirateurs. Certes, il arrive qu’on n’ait pas les admirateurs qu’on mérite, il arrive aussi qu’on ne mérite pas ses admirateurs, mais dans le cas de Chomsky et de Ben Laden, je dirais plutôt qu’ils se sont enfin trouvés.
En octobre 2001, dans une interview à propos du 11-Septembre, Chomsky expliquait la nouveauté de cette action terroriste. Pour la première fois, disait-il, alors que l’Amérique a commis tant de crimes hors de ses frontières – comme d’ailleurs l’Europe qui ne vaut pas plus cher que l’Amérique – la violence était dirigée contre elle et sur son territoire. Pas un mot pour déplorer, mais tout un long raisonnement pour justifier. Et comme remède, pour calmer la juste indignation des terroristes d’Al-Qaïda, à la fin de l’interview, Chomsky prônait un soulèvement populaire des citoyens des démocraties américaine et européennes contre leurs régimes qui, apparemment, sont ce qu’on peut trouver de pire sur terre.
Je pense qu’il y a deux sortes de critiques du journalisme et des médias : celle qui les hait et veut leur mort, et celle qui les aime et veut qu’ils s’améliorent. Ces deux critiques n’ont rien en commun. L’une est totalitaire – et c’est celle de Ben Laden et des intellectuels auxquels il rend hommage – et l’autre est celle des démocrates exigeants : on aimerait parfois que la différence apparaisse plus clairement.
Nicolas Demorand :Merci Philippe Val, j’imagine qu’on en reparlera sur le répondeur téléphonique de l’émission de Daniel Mermet !
C’était la chronique matinale et hebdomadaire de Philippe Val, le 14 septembre 2007 sur France Inter.

Restaurant Val Inter
94, Rue Nationale
36600 VALENCAY
Viré de TF1 car anti-Hadopi…
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FAB

Viré de TF1 car anti-Hadopi…
Alors que Jérôme Bourreau-Guggenheim était responsable du pôle innovation Web de TF1, il décide le 19 février d’écrire, en tant que citoyen, à sa députée d’arrondissement, Françoise de Panafieu (UMP).
Par mail, il lui fait part de son désaccord sur la loi Hadopi. Le cabinet de Panafieu transmet son courriel au ministère de la Culture. Mail qui se retrouve ensuite à TF1. Le 4 mars dernier, Jérôme Bourreau-Guggenheim est convoqué par Arnaud Bosom, responsable des activités numériques de la Une. Ce dernier lui lit son mail mot pour mot. Le 16 avril, il reçoit une lettre de licenciement dans laquelle il lui est reproché son point de vue contre Hadopi, « comme un acte d’opposition à la stratégie du groupe TF1 ». Vendredi, la ministre de la Culture, Christine Albanel, niait avoir transmis ce mail. Mais un de ses collaborateurs vient d’être suspendu de ses fonctions pendant un mois. Jérôme Bourreau-Guggenheim a pour sa part saisi les prud’hommes et la HALDE pour discrimination et délit d’opinion.
M. D.
source =http://www.humanite.fr/Vire-de-TF1-car-anti-Hadopi
dimanche 3 mai 2009
Déconstruction d’une histoire mythique
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article original = www.monde-diplomatique.fr
Comment fut inventé le peuple juif
Les Juifs forment-ils un peuple ? A cette question ancienne, un historien israélien apporte une réponse nouvelle. Contrairement à l’idée reçue, la diaspora ne naquit pas de l’expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient. Voilà qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste, celui qui voudrait que les Juifs soient les descendants du royaume de David et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars.
Par Shlomo Sand
Tout Israélien sait, sans l’ombre d’un doute, que le peuple juif existe depuis qu’il a reçu la Torah (1) dans le Sinaï, et qu’il en est le descendant direct et exclusif. Chacun se persuade que ce peuple, sorti d’Egypte, s’est fixé sur la « terre promise », où fut édifié le glorieux royaume de David et de Salomon, partagé ensuite en royaumes de Juda et d’Israël. De même, nul n’ignore qu’il a connu l’exil à deux reprises : après la destruction du premier temple, au VIe siècle avant J.-C., puis à la suite de celle du second temple, en l’an 70 après J.C.
S’ensuivit pour lui une errance de près de deux mille ans : ses tribulations le menèrent au Yémen, au Maroc, en Espagne, en Allemagne, en Pologne et jusqu’au fin fond de la Russie, mais il parvint toujours à préserver les liens du sang entre ses communautés éloignées. Ainsi, son unicité ne fut pas altérée. A la fin du XIXe siècle, les conditions mûrirent pour son retour dans l’antique patrie. Sans le génocide nazi, des millions de Juifs auraient naturellement repeuplé Eretz Israël (« la terre d’Israël ») puisqu’ils en rêvaient depuis vingt siècles.
Vierge, la Palestine attendait que son peuple originel vienne la faire refleurir. Car elle lui appartenait, et non à cette minorité arabe, dépourvue d’histoire, arrivée là par hasard. Justes étaient donc les guerres menées par le peuple errant pour reprendre possession de sa terre ; et criminelle l’opposition violente de la population locale.
D’où vient cette interprétation de l’histoire juive ? Elle est l’œuvre, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, de talentueux reconstructeurs du passé, dont l’imagination fertile a inventé, sur la base de morceaux de mémoire religieuse, juive et chrétienne, un enchaînement généalogique continu pour le peuple juif. L’abondante historiographie du judaïsme comporte, certes, une pluralité d’approches. Mais les polémiques en son sein n’ont jamais remis en cause les conceptions essentialistes élaborées principalement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.
Lorsque apparaissaient des découvertes susceptibles de contredire l’image du passé linéaire, elles ne bénéficiaient quasiment d’aucun écho. L’impératif national, telle une mâchoire solidement refermée, bloquait toute espèce de contradiction et de déviation par rapport au récit dominant. Les instances spécifiques de production de la connaissance sur le passé juif — les départements exclusivement consacrés à l’« histoire du peuple juif », séparés des départements d’histoire (appelée en Israël « histoire générale ») — ont largement contribué à cette curieuse hémiplégie. Même le débat, de caractère juridique, sur « qui est juif ? » n’a pas préoccupé ces historiens : pour eux, est juif tout descendant du peuple contraint à l’exil il y a deux mille ans.
Ces chercheurs « autorisés » du passé ne participèrent pas non plus à la controverse des « nouveaux historiens », engagée à la fin des années 1980. La plupart des acteurs de ce débat public, en nombre limité, venaient d’autres disciplines ou bien d’horizons extra-universitaires : sociologues, orientalistes, linguistes, géographes, spécialistes en science politique, chercheurs en littérature, archéologues formulèrent des réflexions nouvelles sur le passé juif et sioniste. On comptait également dans leurs rangs des diplômés venus de l’étranger. Des « départements d’histoire juive » ne parvinrent, en revanche, que des échos craintifs et conservateurs, enrobés d’une rhétorique apologétique à base d’idées reçues.
Le judaïsme, religion prosélyte
Bref, en soixante ans, l’histoire nationale a très peu mûri, et elle n’évoluera vraisemblablement pas à brève échéance. Pourtant, les faits mis au jour par les recherches posent à tout historien honnête des questions surprenantes au premier abord, mais néanmoins fondamentales.
La Bible peut-elle être considérée comme un livre d’histoire ? Les premiers historiens juifs modernes, comme Isaak Markus Jost ou Leopold Zunz, dans la première moitié du XIXe siècle, ne la percevaient pas ainsi : à leurs yeux, l’Ancien Testament se présentait comme un livre de théologie constitutif des communautés religieuses juives après la destruction du premier temple. Il a fallu attendre la seconde moitié du même siècle pour trouver des historiens, en premier lieu Heinrich Graetz, porteurs d’une vision « nationale » de la Bible : ils ont transformé le départ d’Abraham pour Canaan, la sortie d’Egypte ou encore le royaume unifié de David et Salomon en récits d’un passé authentiquement national. Les historiens sionistes n’ont cessé, depuis, de réitérer ces « vérités bibliques », devenues nourriture quotidienne de l’éducation nationale.
Mais voilà qu’au cours des années 1980 la terre tremble, ébranlant ces mythes fondateurs. Les découvertes de la « nouvelle archéologie » contredisent la possibilité d’un grand exode au XIIIe siècle avant notre ère. De même, Moïse n’a pas pu faire sortir les Hébreux d’Egypte et les conduire vers la « terre promise » pour la bonne raison qu’à l’époque celle-ci... était aux mains des Egyptiens. On ne trouve d’ailleurs aucune trace d’une révolte d’esclaves dans l’empire des pharaons, ni d’une conquête rapide du pays de Canaan par un élément étranger.
Il n’existe pas non plus de signe ou de souvenir du somptueux royaume de David et de Salomon. Les découvertes de la décennie écoulée montrent l’existence, à l’époque, de deux petits royaumes : Israël, le plus puissant, et Juda, la future Judée. Les habitants de cette dernière ne subirent pas non plus d’exil au VIe siècle avant notre ère : seules ses élites politiques et intellectuelles durent s’installer à Babylone. De cette rencontre décisive avec les cultes perses naîtra le monothéisme juif.
L’exil de l’an 70 de notre ère a-t-il, lui, effectivement eu lieu ? Paradoxalement, cet « événement fondateur » dans l’histoire des Juifs, d’où la diaspora tire son origine, n’a pas donné lieu au moindre ouvrage de recherche. Et pour une raison bien prosaïque : les Romains n’ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la Méditerranée. A l’exception des prisonniers réduits en esclavage, les habitants de Judée continuèrent de vivre sur leurs terres, même après la destruction du second temple.
Une partie d’entre eux se convertit au christianisme au IVe siècle, tandis que la grande majorité se rallia à l’islam lors de la conquête arabe au VIIe siècle. La plupart des penseurs sionistes n’en ignoraient rien : ainsi, Yitzhak Ben Zvi, futur président de l’Etat d’Israël, tout comme David Ben Gourion, fondateur de l’Etat, l’ont-ils écrit jusqu’en 1929, année de la grande révolte palestinienne. Tous deux mentionnent à plusieurs reprises le fait que les paysans de Palestine sont les descendants des habitants de l’antique Judée (2).
A défaut d’un exil depuis la Palestine romanisée, d’où viennent les nombreux Juifs qui peuplent le pourtour de la Méditerranée dès l’Antiquité ? Derrière le rideau de l’historiographie nationale se cache une étonnante réalité historique. De la révolte des Maccabées, au IIe siècle avant notre ère, à la révolte de Bar-Kokhba, au IIe siècle après J.-C, le judaïsme fut la première religion prosélyte. Les Asmonéens avaient déjà converti de force les Iduméens du sud de la Judée et les Ituréens de Galilée, annexés au « peuple d’Israël ». Partant de ce royaume judéo-hellénique, le judaïsme essaima dans tout le Proche-Orient et sur le pourtour méditerranéen. Au premier siècle de notre ère apparut, dans l’actuel Kurdistan, le royaume juif d’Adiabène, qui ne sera pas le dernier royaume à se « judaïser » : d’autres en feront autant par la suite.
Les écrits de Flavius Josèphe ne constituent pas le seul témoignage de l’ardeur prosélyte des Juifs. D’Horace à Sénèque, de Juvénal à Tacite, bien des écrivains latins en expriment la crainte. La Mishna et le Talmud (3) autorisent cette pratique de la conversion — même si, face à la pression montante du christianisme, les sages de la tradition talmudique exprimeront des réserves à son sujet.
La victoire de la religion de Jésus, au début du IVe siècle, ne met pas fin à l’expansion du judaïsme, mais elle repousse le prosélytisme juif aux marges du monde culturel chrétien. Au Ve siècle apparaît ainsi, à l’emplacement de l’actuel Yémen, un royaume juif vigoureux du nom de Himyar, dont les descendants conserveront leur foi après la victoire de l’islam et jusqu’aux temps modernes. De même, les chroniqueurs arabes nous apprennent l’existence, au VIIe siècle, de tribus berbères judaïsées : face à la poussée arabe, qui atteint l’Afrique du Nord à la fin de ce même siècle, apparaît la figure légendaire de la reine juive Dihya el-Kahina, qui tenta de l’enrayer. Des Berbères judaïsés vont prendre part à la conquête de la péninsule Ibérique, et y poser les fondements de la symbiose particulière entre juifs et musulmans, caractéristique de la culture hispano-arabe.
La conversion de masse la plus significative survient entre la mer Noire et la mer Caspienne : elle concerne l’immense royaume khazar, au VIIIe siècle. L’expansion du judaïsme, du Caucase à l’Ukraine actuelle, engendre de multiples communautés, que les invasions mongoles du XIIIe siècle refoulent en nombre vers l’est de l’Europe. Là, avec les Juifs venus des régions slaves du Sud et des actuels territoires allemands, elles poseront les bases de la grande culture yiddish (4).
Ces récits des origines plurielles des Juifs figurent, de façon plus ou moins hésitante, dans l’historiographie sioniste jusque vers les années 1960 ; ils sont ensuite progressivement marginalisés avant de disparaître de la mémoire publique en Israël. Les conquérants de la cité de David, en 1967, se devaient d’être les descendants directs de son royaume mythique et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars. Les Juifs font alors figure d’« ethnos » spécifique qui, après deux mille ans d’exil et d’errance, a fini par revenir à Jérusalem, sa capitale.
Les tenants de ce récit linéaire et indivisible ne mobilisent pas uniquement l’enseignement de l’histoire : ils convoquent également la biologie. Depuis les années 1970, en Israël, une succession de recherches « scientifiques » s’efforce de démontrer, par tous les moyens, la proximité génétique des Juifs du monde entier. La « recherche sur les origines des populations » représente désormais un champ légitimé et populaire de la biologie moléculaire, tandis que le chromosome Y mâle s’est offert une place d’honneur aux côtés d’une Clio juive (5) dans une quête effrénée de l’unicité d’origine du « peuple élu ».
Cette conception historique constitue la base de la politique identitaire de l’Etat d’Israël, et c’est bien là que le bât blesse ! Elle donne en effet lieu à une définition essentialiste et ethnocentriste du judaïsme, alimentant une ségrégation qui maintient à l’écart les Juifs des non-Juifs — Arabes comme immigrants russes ou travailleurs immigrés.
Israël, soixante ans après sa fondation, refuse de se concevoir comme une république existant pour ses citoyens. Près d’un quart d’entre eux ne sont pas considérés comme des Juifs et, selon l’esprit de ses lois, cet Etat n’est pas le leur. En revanche, Israël se présente toujours comme l’Etat des Juifs du monde entier, même s’il ne s’agit plus de réfugiés persécutés, mais de citoyens de plein droit vivant en pleine égalité dans les pays où ils résident. Autrement dit, une ethnocratie sans frontières justifie la sévère discrimination qu’elle pratique à l’encontre d’une partie de ses citoyens en invoquant le mythe de la nation éternelle, reconstituée pour se rassembler sur la « terre de ses ancêtres ».
Ecrire une histoire juive nouvelle, par-delà le prisme sioniste, n’est donc pas chose aisée. La lumière qui s’y brise se transforme en couleurs ethnocentristes appuyées. Or les Juifs ont toujours formé des communautés religieuses constituées, le plus souvent par conversion, dans diverses régions du monde : elles ne représentent donc pas un « ethnos » porteur d’une même origine unique et qui se serait déplacé au fil d’une errance de vingt siècles.
Le développement de toute historiographie comme, plus généralement, le processus de la modernité passent un temps, on le sait, par l’invention de la nation. Celle-ci occupa des millions d’êtres humains au XIXe siècle et durant une partie du XXe. La fin de ce dernier a vu ces rêves commencer à se briser. Des chercheurs, en nombre croissant, analysent, dissèquent et déconstruisent les grands récits nationaux, et notamment les mythes de l’origine commune chers aux chroniques du passé. Les cauchemars identitaires d’hier feront place, demain, à d’autres rêves d’identité. A l’instar de toute personnalité faite d’identités fluides et variées, l’histoire est, elle aussi, une identité en mouvement.
Shlomo Sand
Comment fut inventé le peuple juif
Les Juifs forment-ils un peuple ? A cette question ancienne, un historien israélien apporte une réponse nouvelle. Contrairement à l’idée reçue, la diaspora ne naquit pas de l’expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient. Voilà qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste, celui qui voudrait que les Juifs soient les descendants du royaume de David et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars.
Par Shlomo Sand
Tout Israélien sait, sans l’ombre d’un doute, que le peuple juif existe depuis qu’il a reçu la Torah (1) dans le Sinaï, et qu’il en est le descendant direct et exclusif. Chacun se persuade que ce peuple, sorti d’Egypte, s’est fixé sur la « terre promise », où fut édifié le glorieux royaume de David et de Salomon, partagé ensuite en royaumes de Juda et d’Israël. De même, nul n’ignore qu’il a connu l’exil à deux reprises : après la destruction du premier temple, au VIe siècle avant J.-C., puis à la suite de celle du second temple, en l’an 70 après J.C.
S’ensuivit pour lui une errance de près de deux mille ans : ses tribulations le menèrent au Yémen, au Maroc, en Espagne, en Allemagne, en Pologne et jusqu’au fin fond de la Russie, mais il parvint toujours à préserver les liens du sang entre ses communautés éloignées. Ainsi, son unicité ne fut pas altérée. A la fin du XIXe siècle, les conditions mûrirent pour son retour dans l’antique patrie. Sans le génocide nazi, des millions de Juifs auraient naturellement repeuplé Eretz Israël (« la terre d’Israël ») puisqu’ils en rêvaient depuis vingt siècles.
Vierge, la Palestine attendait que son peuple originel vienne la faire refleurir. Car elle lui appartenait, et non à cette minorité arabe, dépourvue d’histoire, arrivée là par hasard. Justes étaient donc les guerres menées par le peuple errant pour reprendre possession de sa terre ; et criminelle l’opposition violente de la population locale.
D’où vient cette interprétation de l’histoire juive ? Elle est l’œuvre, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, de talentueux reconstructeurs du passé, dont l’imagination fertile a inventé, sur la base de morceaux de mémoire religieuse, juive et chrétienne, un enchaînement généalogique continu pour le peuple juif. L’abondante historiographie du judaïsme comporte, certes, une pluralité d’approches. Mais les polémiques en son sein n’ont jamais remis en cause les conceptions essentialistes élaborées principalement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.
Lorsque apparaissaient des découvertes susceptibles de contredire l’image du passé linéaire, elles ne bénéficiaient quasiment d’aucun écho. L’impératif national, telle une mâchoire solidement refermée, bloquait toute espèce de contradiction et de déviation par rapport au récit dominant. Les instances spécifiques de production de la connaissance sur le passé juif — les départements exclusivement consacrés à l’« histoire du peuple juif », séparés des départements d’histoire (appelée en Israël « histoire générale ») — ont largement contribué à cette curieuse hémiplégie. Même le débat, de caractère juridique, sur « qui est juif ? » n’a pas préoccupé ces historiens : pour eux, est juif tout descendant du peuple contraint à l’exil il y a deux mille ans.
Ces chercheurs « autorisés » du passé ne participèrent pas non plus à la controverse des « nouveaux historiens », engagée à la fin des années 1980. La plupart des acteurs de ce débat public, en nombre limité, venaient d’autres disciplines ou bien d’horizons extra-universitaires : sociologues, orientalistes, linguistes, géographes, spécialistes en science politique, chercheurs en littérature, archéologues formulèrent des réflexions nouvelles sur le passé juif et sioniste. On comptait également dans leurs rangs des diplômés venus de l’étranger. Des « départements d’histoire juive » ne parvinrent, en revanche, que des échos craintifs et conservateurs, enrobés d’une rhétorique apologétique à base d’idées reçues.
Le judaïsme, religion prosélyte
Bref, en soixante ans, l’histoire nationale a très peu mûri, et elle n’évoluera vraisemblablement pas à brève échéance. Pourtant, les faits mis au jour par les recherches posent à tout historien honnête des questions surprenantes au premier abord, mais néanmoins fondamentales.
La Bible peut-elle être considérée comme un livre d’histoire ? Les premiers historiens juifs modernes, comme Isaak Markus Jost ou Leopold Zunz, dans la première moitié du XIXe siècle, ne la percevaient pas ainsi : à leurs yeux, l’Ancien Testament se présentait comme un livre de théologie constitutif des communautés religieuses juives après la destruction du premier temple. Il a fallu attendre la seconde moitié du même siècle pour trouver des historiens, en premier lieu Heinrich Graetz, porteurs d’une vision « nationale » de la Bible : ils ont transformé le départ d’Abraham pour Canaan, la sortie d’Egypte ou encore le royaume unifié de David et Salomon en récits d’un passé authentiquement national. Les historiens sionistes n’ont cessé, depuis, de réitérer ces « vérités bibliques », devenues nourriture quotidienne de l’éducation nationale.
Mais voilà qu’au cours des années 1980 la terre tremble, ébranlant ces mythes fondateurs. Les découvertes de la « nouvelle archéologie » contredisent la possibilité d’un grand exode au XIIIe siècle avant notre ère. De même, Moïse n’a pas pu faire sortir les Hébreux d’Egypte et les conduire vers la « terre promise » pour la bonne raison qu’à l’époque celle-ci... était aux mains des Egyptiens. On ne trouve d’ailleurs aucune trace d’une révolte d’esclaves dans l’empire des pharaons, ni d’une conquête rapide du pays de Canaan par un élément étranger.
Il n’existe pas non plus de signe ou de souvenir du somptueux royaume de David et de Salomon. Les découvertes de la décennie écoulée montrent l’existence, à l’époque, de deux petits royaumes : Israël, le plus puissant, et Juda, la future Judée. Les habitants de cette dernière ne subirent pas non plus d’exil au VIe siècle avant notre ère : seules ses élites politiques et intellectuelles durent s’installer à Babylone. De cette rencontre décisive avec les cultes perses naîtra le monothéisme juif.
L’exil de l’an 70 de notre ère a-t-il, lui, effectivement eu lieu ? Paradoxalement, cet « événement fondateur » dans l’histoire des Juifs, d’où la diaspora tire son origine, n’a pas donné lieu au moindre ouvrage de recherche. Et pour une raison bien prosaïque : les Romains n’ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la Méditerranée. A l’exception des prisonniers réduits en esclavage, les habitants de Judée continuèrent de vivre sur leurs terres, même après la destruction du second temple.
Une partie d’entre eux se convertit au christianisme au IVe siècle, tandis que la grande majorité se rallia à l’islam lors de la conquête arabe au VIIe siècle. La plupart des penseurs sionistes n’en ignoraient rien : ainsi, Yitzhak Ben Zvi, futur président de l’Etat d’Israël, tout comme David Ben Gourion, fondateur de l’Etat, l’ont-ils écrit jusqu’en 1929, année de la grande révolte palestinienne. Tous deux mentionnent à plusieurs reprises le fait que les paysans de Palestine sont les descendants des habitants de l’antique Judée (2).
A défaut d’un exil depuis la Palestine romanisée, d’où viennent les nombreux Juifs qui peuplent le pourtour de la Méditerranée dès l’Antiquité ? Derrière le rideau de l’historiographie nationale se cache une étonnante réalité historique. De la révolte des Maccabées, au IIe siècle avant notre ère, à la révolte de Bar-Kokhba, au IIe siècle après J.-C, le judaïsme fut la première religion prosélyte. Les Asmonéens avaient déjà converti de force les Iduméens du sud de la Judée et les Ituréens de Galilée, annexés au « peuple d’Israël ». Partant de ce royaume judéo-hellénique, le judaïsme essaima dans tout le Proche-Orient et sur le pourtour méditerranéen. Au premier siècle de notre ère apparut, dans l’actuel Kurdistan, le royaume juif d’Adiabène, qui ne sera pas le dernier royaume à se « judaïser » : d’autres en feront autant par la suite.
Les écrits de Flavius Josèphe ne constituent pas le seul témoignage de l’ardeur prosélyte des Juifs. D’Horace à Sénèque, de Juvénal à Tacite, bien des écrivains latins en expriment la crainte. La Mishna et le Talmud (3) autorisent cette pratique de la conversion — même si, face à la pression montante du christianisme, les sages de la tradition talmudique exprimeront des réserves à son sujet.
La victoire de la religion de Jésus, au début du IVe siècle, ne met pas fin à l’expansion du judaïsme, mais elle repousse le prosélytisme juif aux marges du monde culturel chrétien. Au Ve siècle apparaît ainsi, à l’emplacement de l’actuel Yémen, un royaume juif vigoureux du nom de Himyar, dont les descendants conserveront leur foi après la victoire de l’islam et jusqu’aux temps modernes. De même, les chroniqueurs arabes nous apprennent l’existence, au VIIe siècle, de tribus berbères judaïsées : face à la poussée arabe, qui atteint l’Afrique du Nord à la fin de ce même siècle, apparaît la figure légendaire de la reine juive Dihya el-Kahina, qui tenta de l’enrayer. Des Berbères judaïsés vont prendre part à la conquête de la péninsule Ibérique, et y poser les fondements de la symbiose particulière entre juifs et musulmans, caractéristique de la culture hispano-arabe.
La conversion de masse la plus significative survient entre la mer Noire et la mer Caspienne : elle concerne l’immense royaume khazar, au VIIIe siècle. L’expansion du judaïsme, du Caucase à l’Ukraine actuelle, engendre de multiples communautés, que les invasions mongoles du XIIIe siècle refoulent en nombre vers l’est de l’Europe. Là, avec les Juifs venus des régions slaves du Sud et des actuels territoires allemands, elles poseront les bases de la grande culture yiddish (4).
Ces récits des origines plurielles des Juifs figurent, de façon plus ou moins hésitante, dans l’historiographie sioniste jusque vers les années 1960 ; ils sont ensuite progressivement marginalisés avant de disparaître de la mémoire publique en Israël. Les conquérants de la cité de David, en 1967, se devaient d’être les descendants directs de son royaume mythique et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars. Les Juifs font alors figure d’« ethnos » spécifique qui, après deux mille ans d’exil et d’errance, a fini par revenir à Jérusalem, sa capitale.
Les tenants de ce récit linéaire et indivisible ne mobilisent pas uniquement l’enseignement de l’histoire : ils convoquent également la biologie. Depuis les années 1970, en Israël, une succession de recherches « scientifiques » s’efforce de démontrer, par tous les moyens, la proximité génétique des Juifs du monde entier. La « recherche sur les origines des populations » représente désormais un champ légitimé et populaire de la biologie moléculaire, tandis que le chromosome Y mâle s’est offert une place d’honneur aux côtés d’une Clio juive (5) dans une quête effrénée de l’unicité d’origine du « peuple élu ».
Cette conception historique constitue la base de la politique identitaire de l’Etat d’Israël, et c’est bien là que le bât blesse ! Elle donne en effet lieu à une définition essentialiste et ethnocentriste du judaïsme, alimentant une ségrégation qui maintient à l’écart les Juifs des non-Juifs — Arabes comme immigrants russes ou travailleurs immigrés.
Israël, soixante ans après sa fondation, refuse de se concevoir comme une république existant pour ses citoyens. Près d’un quart d’entre eux ne sont pas considérés comme des Juifs et, selon l’esprit de ses lois, cet Etat n’est pas le leur. En revanche, Israël se présente toujours comme l’Etat des Juifs du monde entier, même s’il ne s’agit plus de réfugiés persécutés, mais de citoyens de plein droit vivant en pleine égalité dans les pays où ils résident. Autrement dit, une ethnocratie sans frontières justifie la sévère discrimination qu’elle pratique à l’encontre d’une partie de ses citoyens en invoquant le mythe de la nation éternelle, reconstituée pour se rassembler sur la « terre de ses ancêtres ».
Ecrire une histoire juive nouvelle, par-delà le prisme sioniste, n’est donc pas chose aisée. La lumière qui s’y brise se transforme en couleurs ethnocentristes appuyées. Or les Juifs ont toujours formé des communautés religieuses constituées, le plus souvent par conversion, dans diverses régions du monde : elles ne représentent donc pas un « ethnos » porteur d’une même origine unique et qui se serait déplacé au fil d’une errance de vingt siècles.
Le développement de toute historiographie comme, plus généralement, le processus de la modernité passent un temps, on le sait, par l’invention de la nation. Celle-ci occupa des millions d’êtres humains au XIXe siècle et durant une partie du XXe. La fin de ce dernier a vu ces rêves commencer à se briser. Des chercheurs, en nombre croissant, analysent, dissèquent et déconstruisent les grands récits nationaux, et notamment les mythes de l’origine commune chers aux chroniques du passé. Les cauchemars identitaires d’hier feront place, demain, à d’autres rêves d’identité. A l’instar de toute personnalité faite d’identités fluides et variées, l’histoire est, elle aussi, une identité en mouvement.
Shlomo Sand
mercredi 22 avril 2009
COUPS DE BOULE Caroline s’est Fourest le doigt dans l’oeil OU comment les intello font harakiri avec charlie hebdo
creé ou deniché par
FAB


par Jacques-Marie Bourget
(www.bakchich.info)
Jean Ziegler, le radical suisse, a beaucoup d’amis qui sont très contents d’être les amis de Ziegler Jean, auteur de « l’Empire de la Honte ». Décompte fait, notre révolté du Léman n’a que deux vrais ennemis, Caroline Fourest et Nestlé, ce qui confirme qu’il s’agit d’un type épatant. Dans une récente livraison de Charlie-Hebdo, sœur Caroline-line-line nous flingue Ziegler avec la magnificence d’un Sarkozy straffant un « pov’con ».
Pourquoi pas ! Comme l’a toujours enseigné Elkabbach, la parole est libre, toute vérité mérite de prendre l’air plutôt que garder le moisi. Mais dans le « débat démocratique », qui est à la fois le crédo et le sextant de Caroline, dans son activité d’exécutrice en peloton, dans son ball trap médiatique, il serait préférable qu’elle soit équipée de munitions réelles : tant pis si l’argumentaire est spécieux, ce qui compte c’est que ce que l’on dit, que ce que l’on imprime soit vrai.
Et là, pour mettre à mort le vieux taureau helvète, notre journaliste-essayiste-philosophiste n’a que des pétards mouillés dans son chargeur, ce qui l’expose à être le premier cadavre dans l’un de ces OK Corral où notre jeune fille, toujours à la croisée des chemins, aime à se poster. Comme j’aime Caroline et la liberté des mots pour le dire, je me permets de lui faire très respectueusement remarquer, qu’au sujet de Jean Ziegler, que Dieu lui pardonne, elle a écrit sans savoir. De toute façon sans interroger sa victime comme on le fait pourtant dans n’importe quel commissariat de police.
Caro nous parle d’un Ziegler qui aurait à la fois inventé et reçu un « Prix Khadafi »… Aucune trace de cette douce récompense ni d’un humain l’ayant jamais reçue ! Caro reproche encore à notre Jean qui hurle d’avoir utilisé l’expression « Gaza, camp de concentration… ». Ici on tombe dans le banal, c’est une expression cent fois entendue dans des lieux que Fourest ne fréquente pas (et qui ne sont pas des mosquées), lue aussi sur des bouches et sous des plumes que même notre mère supérieure ne peut traiter « d’antisémites », celle de l’écrivain israélien Michaël Warschawski pour n’en citer qu’un.
Enfin, dans sa tapisserie d’approximations, notre Pénélope passe vraiment par la fenêtre quand elle affirme que Ziegler « vise un nouveau mandat de Rapporteur du Conseil des Droits de l’Homme à l’ONU », alors que, juridiquement, après 7 années passées comme vilain petit rapporteur, le plus turbulent des Suisses n’a pas le droit de se représenter !
En réalité, cette humeur printanière de Fourest n’est qu’un grain de chapelet d’une diffamation concertée subitement adressée à l’encontre de Ziegler. Un rosaire qui ne tombe pas du ciel mais désigne une urgence : la tenue de Durban II. Fin avril s’ouvre à Genève, donc chez Ziegler, le colloque mondial de l’ONU sur les droits de l’homme.
Et, petit secret, Caro et sa bande de formidables amis ont très peur que les salauds de pauvres venus des pays du « Sud », que des types parfois même un peu mahométans, en tout cas des mal élevés qui ne sentent pas « Pour un Homme » de Caron ne viennent au bord du lac, comme lors de Durban I, dire du mal des pays amis de Caro : ceux du « Nord ». C’est-à-dire, par exemple, que Guantanamo, qu’Abou Ghraib ou « Plomb durci » ne sont pas des recettes « au top » en matière de développement harmonieux de l’humanité.
dimanche 19 avril 2009
putain de zyk putain de toi
creé ou deniché par
FAB
c'etait un rebelle , un" punk hiphop"
sous sa cagoule il gueulait son rock
mais maintenant PUTAIN il ecoute du marc HOULE
et c'est lui l'ambiance dans les defilés ...
il fait dla "zik" pour les couturiers
il est branche il va passer a la tele
sur france 3 et sur paris premier
et ptet une interview sur canal trendy
il a arrete de gerber ceux qui le font tafer
il montre sa gueule avec des degenerées
un pti duo avec la PTITE nouvelle
avec la belle qui se la joue rebelle...
c'etait le rebelle , le " punk hiphop"
sous sa cagoule il gueulait son rock
mais maintenant PUTAIN il a des moustaches
et c'est lui la putain d'ambiance dans les defilés...
je sais bien qu'il faut bouffer
et que le chit il faut le payer
mais bon ta musik elle pas la pour te faire vivre
elle est juste la pour nous faire kiffer
et moi les putes elle me font pas dreamer...
sous sa cagoule il gueulait son rock
mais maintenant PUTAIN il ecoute du marc HOULE
et c'est lui l'ambiance dans les defilés ...
il fait dla "zik" pour les couturiers
il est branche il va passer a la tele
sur france 3 et sur paris premier
et ptet une interview sur canal trendy
il a arrete de gerber ceux qui le font tafer
il montre sa gueule avec des degenerées
un pti duo avec la PTITE nouvelle
avec la belle qui se la joue rebelle...
c'etait le rebelle , le " punk hiphop"
sous sa cagoule il gueulait son rock
mais maintenant PUTAIN il a des moustaches
et c'est lui la putain d'ambiance dans les defilés...
je sais bien qu'il faut bouffer
et que le chit il faut le payer
mais bon ta musik elle pas la pour te faire vivre
elle est juste la pour nous faire kiffer
et moi les putes elle me font pas dreamer...
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vendredi 17 avril 2009
samedi 11 avril 2009
Vacances pascales au Cap Nègre pour le couple présidentiel
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Le président de la République Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy, sont arrivés vendredi soir vers 21H20 à la résidence de la famille Bruni-Tedeschi du Cap Nègre au Lavandou (Var) pour le week-end pascal, a constaté un journaliste de l'AFP.
Photographe : Frederic Florin AFP/Archives :: Le président de la République Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy, le 3 avril 2009 à Baden-Badenagrandirphoto : Frederic Florin , AFP
Le couple présidentiel a atterri à l'aéroport d'Hyères-Toulon à bord d'un avion de ligne d'Air France. Il a rejoint le Cap Nègre en voiture.
mardi 31 mars 2009
Ces bandes qui défient la loi
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Ces bandes qui défient
la loi
Selon un rapport confidentiel, ces groupes, structurés ou informels, rassemblent près de 2 500 individus.
Alors que la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, veut créer un fichier des bandes violentes, un rapport de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) dresse un bilan édifiant. Intitulé «Phénomène de bandes, état des lieux», ce document de 30 pages établi par la sous-direction de l'information générale (SDIG, ex-RG) est un modèle du genre. D'abord parce qu'il est la synthèse d'informations puisées du terrain, département par département, quartier par quartier. Cette moisson de renseignements, menée de septembre à décembre dernier, a été mise à jour au début du mois. L'instantané est saisissant : pas moins de 2 453 individus composent les noyaux durs des 222 bandes recensées. Seulement 21 % d'entre elles sont enracinées en province, où la campagne demeure encore épargnée.
source le figaro http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/03/26/01016-20090326ARTFIG00598-ces-222-bandes-qui-defient-la-loi-dans-les-banlieues-.php
dimanche 29 mars 2009
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